Hammam


Le film homonyme avait fait grand bruit à l'époque, probablement en raison, entre autre, de la performance de toute beauté (lisez...à la lettre, s'il vous plaît) de Alessandro Gassman. Il n'y a qu'à voir l'affiche pour comprendre...

Point de Alessandro au bout de l'escalier taillé dans la pierre et subtilement illuminé par en dessous menant au sous-sol de l'hôtel particulier... La descente se fait doucement, en torsades, comme pour annoncer les déliés des lettres gravées sur les portes en verre de la salle de balnéothérapie et du hammam. Lumières tamisées, grands miroirs marocains, kilims, bougies parfumées, canapé en cuir blanc recouvert de douillets coussins en fourrure, une fois de plus les contrastes sont frappants et par là même fascinants.


Tout est suggéré, même la chaleur humide et torride qui s'accumule en douces volutes de goutelettes derrière la lourde porte en verre qui s'ouvre sur le hammam. Une seule pièce de marbre, un mur du fond sombre et veiné comme l'ébène et trois robinets sobres, essentiels, dégagent froideur et chaleur à la fois. La peau vit le choc des températures et de textures, s'ébroue puis s'acclimate. Les cheveux se mouillent et les yeux se ferment, bercés par tant de chaleur et d'humidité. Les muscles s'assouplissent et le bruit de l'eau froide qui s'écoule paisiblement des trois robinets rassure - la température peut baisser selon nos souhaits, il suffit de s'asperger de ce liquide froid et revigorant.


L'équilibre est atteint et l'extérieur vite oublié pour une immersion totale dans le monde des sens et du bien-être. Revenir en surface est une montée progressive vers le feu de cheminée à l'étage... Et tout semble en apesanteur, la réalité enfin équilibrée.



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